samedi 2 février 2008

La chanson de la semaine, 2 février 2008

Serge Guirão - Canción de cuña para mi niño




C’est en 1991 que Serge Guirão sort « Passerelles », dont fait partie la chanson Canción de cuña para mi niño, que j'ai choisie pour vous faire écouter cette semaine.


Son deuxième album sorti en 1988, « En Chanteur », lui vaut d'être nommé révélation au Midem ainsi ses premières planches : l’Olympia. Peu de gens savent que son premier album (rarissime, je crois que pratiquement introuvable) s’intitule « Quien Sera », qu'il est entièrement en langue espagnole et qu'il n’a été édité qu’au Mexique, au Chili et en Argentine. Cet album avait d’ailleurs été produit par le chanteur argentin Alberto Cortez, qu’il a rencontré en 1980.


Serge, d’origine espagnole, est né au Maroc et a fait des études classiques au Conservatoire National de Toulouse. Il a été memebre de plusieurs groupes de jazz ainsi qu'à des groupes accoustiques et il a interprete de poèmes espagnols mis en musique. Il s’installe à Madrid en 1978, sur les conseils de la poétesse Gloria Fuertes, décédée en 1998, dont il mettra en musique quelques-uns des textes.


En 1994, il rencontre Vicente Pradal, le Toulousain d’origine espagnole Serge Ruben Vélasquez et Renaud Garcia-Fons (qui a aussi accompagné Angélique Ionatos). C’est alors qu’ils participent à La Nuit obscure, composée autour des poèmes de Jean de la Croix, qui a obtenu en 1997, le Grand Prix international du disque de l'Académie Charles Cros. Plus d’une centaine de concerts de La Nuit obscure sont donnés en France, en Espagne, au Québec et à Cuba.



Faut vous dire que les voix contrastées sont splendides. La musique est prenante et envoûtante. L'entièreté de La Nuit obscure est d'une émotion, d'une profondeur et d'une intensité musicale rares.


Un disque à écouter régulièrement, comme on déguste un bonheur unique. Comme on lit un livre. Je profite pour remercier Mme Metroz de m'avoir fait découvrir un des plus émouvants albums que j'ai jamais entendus. Que je m'empresse de faire découvrir à d'autres, à mon tour.
Mais revenons à Serge Guirão. Dans
Pelleas y Melisanda de Pablo Neruda. Serge tient le rôle de Pelleas et dans celui de Melisanda nous retrouvons l’excellente chanteuse franco-brésilienne, Bïa. Dans le rôle du poète, le magnifique Vicente Pradal.


Il semblerait qu'aujourd'hui Serge vit quelque part en France. Je ne sais pas ce qu'il est devenu. Mais, pour moi, ces chansons témoignent encore de sa présence unique. Indélible.

3 commentaires:

Mrs Pillsbury a dit…

Superbe ! Je ne connaissais pas. Merci. Et merci à Saab de me faire découvrir votre blogue.

Anonyme a dit…

Merci Armando pour cette belle chanson que je ne connaissais pas.
C'est très agréable.

Anonyme a dit…

il est certain que si on veut apprendre des choses intéressantes sur les chanteurs , compositeurs, interprètes dont les médias ne nous rabachent pas les oreilles, c'est ici qu'il faut venir. Armando est un puits de sciences de la chanson.
Bisous et merci